Comprendre les émotions et les comportements

Crise de colère chez l’enfant : ce que son cerveau essaie vraiment de dire

Une crise de colère chez l’enfant n’est pas un caprice, mais un débordement émotionnel. Mieux comprendre ce qui se joue permet d’accompagner autrement… sans culpabiliser.

Ce moment où tout bascule (et où on se sent un peu perdu)

L’autre jour, ça a dérapé pour une histoire de gommettes.

J’avais essayé d’anticiper.
Pendant que mon fils faisait du piano, j’avais prévu des gommettes pour ma fille, pour qu’elle s’occupe tranquillement à côté.

Puis ils ont inversé.

Et là… tout s’est compliqué.

Mon fils a voulu utiliser les gommettes de sa sœur.
Je lui ai suggéré autre chose, comme aller jouer au foot dehors… mais non.
Ce qu’il voulait, c’était ça : les mêmes gommettes, faire comme elle, créer lui aussi.

Je lui ai dit qu’il pouvait demander.

Mais au fond, je crois qu’il savait déjà :

  • qu’elle n’allait pas vouloir
  • qu’elle risquait de se déconcentrer
  • et que ça finirait en conflit

Alors il ne lui a pas demandé.

Il a pris les gommettes.

Et quand ma fille a terminé le piano… la tempête est arrivée.

Quand la crise de colère chez l’enfant éclate

Ma fille a voulu récupérer ses gommettes.

Mon fils ne voulait pas qu’on touche à son dessin.

Et là, ça s’est emballé très vite.

Les voix sont montées.
Les corps se sont tendus.
Chacun était persuadé d’avoir raison.

Et moi… j’étais au milieu.

Avec cette sensation que tout m’échappait.

Quand j’ai voulu intervenir pour les séparer, mon fils a lancé un coup dans ma direction.

Il ne m’a pas touchée.
Mais le geste était là.

Et ça m’a remuée.

🧠 Ce que j’ai compris après coup (grâce aux neurosciences)

Sur le moment, on est dans l’urgence.

Mais après… on peut réfléchir autrement.

Une crise de colère chez l’enfant, ce n’est pas un enfant qui choisit d’être violent.

C’est un enfant dont le cerveau est débordé.

👉 Le cortex préfrontal, qui permet de réfléchir et se contrôler, n’est pas encore mature :
Cliquez ici pour lire une étude sur développement de la régulation émotionnelle

Donc dans ces moments-là, il ne peut pas :

  • raisonner
  • prendre du recul
  • ni même vraiment écouter

🌊 L’effet “miroir” entre frères et sœurs

Ce qui m’a frappée aussi, c’est à quel point ils se sont entraînés l’un l’autre.

Plus ma fille s’énervait, plus mon fils montait.
Et inversement.

👉 Les émotions sont contagieuses, surtout chez les enfants :
émotions en miroir chez l’enfant

Leurs émotions se répondaient.

Comme deux vagues qui grossissent ensemble.

Et moi, au milieu… j’essayais de contenir l’océan.

🌿 Ce qu’il y avait derrière cette crise de colère chez l’enfant

Avec du recul, ce n’était pas “juste des gommettes”.

Pour ma fille :

C’était ses affaires, son espace, son droit.

Pour mon fils :

C’était l’envie de faire pareil, de participer, de créer.

Et aussi… peut-être un sentiment d’injustice. Car j’en avais pas pris pour lui…. ( En effet d’habitude, il demandait toujours à jouer dehors…)

👉 Le sens de l’équité apparaît très tôt chez l’enfant :
Sens de l’équité enfant

💛 Ce que j’aurais aimé faire différemment

Avec le recul, j’aurais aimé :

  • anticiper en proposant des gommettes à chacun
  • poser un cadre plus clair dès le départ
  • intervenir plus tôt, avant l’explosion

Et surtout…

👉 m’asseoir près de lui
👉 le prendre dans les bras avant même qu’il prenne le gommettes
👉 lui dire :

“Je vois que c’est dur pour toi… tu aurais aimé avoir les mêmes gommettes.”

Parce que derrière la colère… il y avait une frustration.

🌱 Ce qu’on peut faire concrètement (sans être parfait)

Avant : anticiper sans tout contrôler

  • proposer des alternatives équitables
  • nommer les règles simplement
  • reconnaître les envies de chacun

Pendant : ralentir au lieu de séparer trop vite

C’est difficile, mais parfois :

  • se mettre à leur hauteur
  • parler doucement
  • nommer ce qu’ils ressentent

👉 Mettre des mots sur les émotions aide à apaiser le cerveau émotionnel :
Nommer les émotions

Après : réparer plutôt que corriger

Le moment clé, c’est après.

Quand le calme revient.

  • revenir sur ce qui s’est passé
  • chercher ensemble des solutions
  • redonner du lien

🌿 Et la nature dans tout ça ?

Ce qui m’aide souvent, après ces moments-là…

C’est de sortir.

Prendre l’air. Marcher. Bouger.

Parce que le corps a besoin d’évacuer.

👉 La nature aide réellement à réduire le stress et apaiser le système nerveux :
Nature et stress enfant

Et parfois, ça fait plus que mille mots.

💬 Être parent, vraiment

Ce moment m’a rappelé quelque chose d’essentiel :

On ne sera jamais des parents parfaits.

On est des parents qui :

  • essaient
  • se trompent
  • réfléchissent
  • réparent

Et c’est ça qui compte.

🌿 Pour aller plus loin

Parfois, comprendre le cerveau de l’enfant change profondément notre regard… mais prendre soin de la relation au quotidien demande aussi des ressources, des idées concrètes et beaucoup de douceur envers soi-même 💛

👉 Découvrez l’Espace parents, un espace pensé pour aider les familles à accompagner les émotions, les besoins et le développement de l’enfant avec plus de sérénité.

👉 Explorez aussi la rubrique Nature & enfance pour découvrir comment le mouvement, le dehors et le lien à la nature peuvent apaiser le système nerveux et soutenir l’équilibre émotionnel des enfants 🌱

💬 Et toi, qu’en penses-tu ?

  • As-tu déjà vécu une crise de colère chez ton enfant qui t’a laissé démuni ?
  • Qu’est-ce qui te semble le plus difficile dans ces moments-là ?
  • Qu’est-ce qui t’aide à retrouver du calme ensuite ?

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